Entretien & réparation

Changer ses balais d’essuie-glace : quand, lesquels, comment

Par Julien Mercier9 October 20266 min de lecture

Balai d'essuie-glace sur un pare-brise mouillé

Les signes d’un balai usé

Un balai d’essuie-glace s’use sans qu’on y pense, jusqu’au jour où, sous une averse ou face au soleil rasant d’un matin d’hiver, on ne voit plus la route. Les signes d’usure sont pourtant faciles à reconnaître, et les repérer à temps évite de conduire avec une visibilité dégradée.

Le premier signe est visuel. Le balai laisse des traînées, des stries ou un film d’eau sur le pare-brise au lieu d’essuyer net. Certaines zones restent mouillées à chaque passage, souvent au milieu de la course ou à l’extrémité du balai. Par temps de pluie et de nuit, ces traînées diffractent la lumière des phares en face et éblouissent.

Le deuxième signe s’entend et se sent. Le balai broute : il saute sur la vitre par petites saccades au lieu de glisser. Il siffle ou grince en frottant. Ces bruits viennent d’un caoutchouc qui a durci et ne s’adapte plus à la courbure du pare-brise.

Le dernier signe se voit en relevant le bras. Passez le doigt sur la lame de caoutchouc : elle doit être souple et son arête nette. Une lame fendillée, ébréchée, déformée ou qui s’est décollée de son support doit être remplacée sans attendre.

Ce qui use un balai

Le caoutchouc d’un balai vieillit même quand on ne s’en sert pas. Le soleil et la chaleur le durcissent et le fendillent, surtout sur une voiture garée dehors tout l’été. Le gel le rend cassant. Avec le temps, il perd sa souplesse, et l’arête qui essuie la vitre s’arrondit.

Certaines habitudes accélèrent l’usure. Actionner les essuie-glaces sur un pare-brise gelé arrache des morceaux de caoutchouc collés à la glace et peut même endommager le moteur des essuie-glaces. Essuyer à sec, sans liquide, use la lame par frottement. Un pare-brise sale, couvert de poussière ou de sel séché, agit comme un abrasif à chaque passage.

Choisir le bon balai

Un balai ne se choisit pas au hasard, et c’est souvent là que se glissent les erreurs. Trois critères comptent : la longueur, le type d’attache et le type de balai.

La longueur, d’abord. Le balai côté conducteur et le balai côté passager n’ont souvent pas la même taille, et la lunette arrière a la sienne. Un balai trop long frotte contre le joint ou contre l’autre balai, un balai trop court laisse une zone non essuyée. La bonne longueur se lit dans le manuel du véhicule, sur l’ancien balai ou dans les catalogues des magasins, qui donnent la référence pour chaque modèle de voiture.

L’attache, ensuite. Le balai se fixe au bras par un système qui varie d’une voiture à l’autre : crochet, bouton-poussoir, attache latérale. La plupart des balais vendus en magasin sont livrés avec plusieurs adaptateurs. Vérifiez que celui de votre bras est bien prévu avant d’acheter.

Le type, enfin. Les balais à armature, plus anciens, appuient la lame sur la vitre grâce à une structure métallique articulée. Les balais plats, plus récents, utilisent une lame souple en une seule pièce qui épouse mieux la courbure du pare-brise et accroche moins la neige. Le choix dépend de ce qui était monté d’origine.

Le geste de remplacement

Changer un balai d’essuie-glace prend quelques minutes, à condition de respecter quelques précautions qui protègent le pare-brise.

  • Coupez le contact, essuie-glaces à l’arrêt en position de repos.
  • Sur certaines voitures, activez la position de service décrite dans le manuel, qui remonte les bras.
  • Relevez le bras et posez un chiffon épais sur le pare-brise, sous le bras.
  • Libérez l’attache, retirez l’ancien balai et clipsez le nouveau jusqu’au déclic.
  • Rabattez le bras doucement, puis faites un essai avec du liquide.

Le point le plus important est le chiffon. Un bras d’essuie-glace sans balai est monté sur un ressort puissant. S’il vous échappe et retombe sur la vitre, son extrémité métallique peut fêler ou étoiler le pare-brise. Ne le lâchez jamais tant que le nouveau balai n’est pas fixé.

Faire durer ses balais

Quelques gestes simples prolongent la vie des balais. Nettoyez de temps en temps la lame avec un chiffon humide pour retirer la saleté et les résidus de sel. Remplissez le réservoir de lave-glace avec un liquide adapté à la saison, et utilisez-le plutôt que d’essuyer à sec.

En hiver, dégivrez toujours le pare-brise avant de lancer les essuie-glaces, et vérifiez que les balais ne sont pas collés par le gel. Certains conducteurs relèvent les bras la nuit par grand froid pour éviter qu’ils gèlent sur la vitre.

Enfin, un balai neuf ne fera pas de miracles sur un pare-brise abîmé. Un impact ou une fissure dans le champ de vision gêne la visibilité et accroche la lame. Pour savoir comment réagir face à un impact sur le pare-brise et quand le faire réparer, mieux vaut s’en occuper avant qu’il ne s’étende.

La page contrôles et démarches pour la voiture présente les autres vérifications à faire régulièrement, et la rubrique petits gestes d’entretien rassemble les opérations qu’on peut réaliser soi-même.

Questions fréquentes

Tous les combien faut-il changer ses essuie-glaces ?

Il n’existe pas de durée fixe, car l’usure dépend du climat, de l’usage et du stationnement. Le bon repère est l’état du balai : dès qu’il laisse des traînées, broute ou que sa lame est fendillée, il faut le changer. Beaucoup de conducteurs les remplacent avant chaque hiver, quand la visibilité compte le plus.

Pourquoi mes essuie-glaces font-ils du bruit ?

Un balai qui siffle, grince ou broute a souvent un caoutchouc durci ou usé qui ne glisse plus correctement. Un pare-brise sale, gras ou couvert d’un produit déperlant peut aussi provoquer le broutage. Nettoyez la vitre et la lame. Si le bruit persiste, le balai est à remplacer.

Comment connaître la taille de ses balais d’essuie-glace ?

Consultez le manuel du véhicule, mesurez l’ancien balai ou utilisez les catalogues des magasins, qui donnent la référence pour chaque modèle de voiture. Attention, les balais côté conducteur et côté passager n’ont souvent pas la même longueur, et la lunette arrière a sa propre taille.

Faut-il changer l’essuie-glace arrière en même temps ?

Ce n’est pas obligatoire, mais le balai arrière vieillit lui aussi, souvent sans qu’on y prête attention parce qu’on s’en sert moins. Vérifiez son état en même temps que ceux de l’avant. S’il laisse des traces ou si sa lame est fendillée, changez-le aussi : la visibilité arrière compte pour les manœuvres.